Pour les fiches, il n'en existe pas d'officielles, c'est juste pour faciliter la vie aux policiers lors des contrôles (pas besoin de recopier) et accélérer ceux-ci.
Au printemps dernier, assez peu de contrôles dans l'ensemble et les nombreuses pistes au départ de M'hamid pour Iriki étaient toujours très faciles. Selon la météo certains passages peuvent avoir été coupés par des oued en crue. L'eau n'y est pas super profonde, mais le sol super glissant. Alors nécessité des reconnaissances à pied pour les traverser.
Tu peux voir ici ce que cela donnait en mars 2026 entre 11' et 22':
Pour le reste, ce sont les règles de base de la conduite dans le sable qui s'appliquent :
- On adapte la pression des pneus au terrain (si l'auto creuse, c'est qu'on est trop gonflé).
- Dés que les roues commencent à creuser, on n'insiste pas (pas de coups de gaz ou de tentatives a répétition), on débraye sans freiner (le sable s'en charge) et on baisse la pression avant de repartir en douceur sans trop solliciter l'embrayage.
- On observe les passages mous avant de se lancer : si les traces des précédents véhicule sont carrées, c'est dur, si elles sont en V, c'est que c'est mou. Alors on baisse la pression, on prend un peu d'élan si c'est plat, ou on contourne dans le doute. Il y a toujours un contournement possible, et le sable remué par le passage des précédents véhicules souvent bien plus mou que celui vierge de toutes traces.
- En cas de doute, on va reconnaitre à pied les passages de crête et ce qu'il y a derrière, c'est du temps et de l'énergie gagné vs un ensablement. Et mieux vaut se poser en pente avant ou après une crête, que pile dessus, ou pire : la sauter !
- Le chemin le plus court entre 2 points est rarement la ligne droite, mais le plus facile en évitant au maximum les dévers, et pas de virages ou de coups de volant brutales quand les pneus sont dégonflés (la douceur du relief impose la douceur du pilotage

).
- Dans la mesure du possible, on ne s'arrête pas sur terrain plat au fond des cuvettes, mais en pente dans le sens ou on va repartir, que ce soit en marche AV ou AR.
- A 2 véhicules c'est plus convivial et rassurant. Mais de toutes façons ces pistes sont très passagères par toutes sortes de véhicules. Seule la traversée de l'Erg par le centre n'est pas aussi régulièrement empruntée.
- Enfin, ce n'est pas parce qu'il y a une ou des traces que c'est le meilleur passage. On ne sait pas si celui qui les a laissé connaissait le coin, dans quel sens il allait ni même ou il allait, quel type de véhicule il avait, et s'il si est pris comme un manche et a galèré ou non
Et le reste fait partie de ce qui pimente un voyage hors goudron.